01/06/2015

Saucisse volante ?

 

 

Un peu d’ Histoire : comme je l’ai lu jadis, dans une « histoire de l’Oncle Paul » (Ed Dupuis), le pilote français Guynemer, comme d’autres, était chargé de détruire en vol les ballons d’observation ennemis appelés « saucisses volantes ».

Nous venons de connaître une autre histoire de saucisse volante :

La Gazelle s’apprêtait à déguster une saucisse posée dans son assiette, elle se leva pour prendre un plat et quand elle revint la saucisse s’était envolée. Le mystère fut de courte durée, sous la table Mirzah achevait de manger le butin du vol !

En fins limiers nous avons reconstitué le larcin : profitant de l’inattention de la Gazelle, Lech a balancé la saucisse sous la table, le recel par Mirzah fut de courte durée, elle dévora aussitôt le butin frustrant Lech de sa part.

Lech, voleuse volée, n’osa pas porter plainte.

Selon une de ses expressions, la Gazelle mangea par cœur.

Nous allons imaginer un système de protection contre les prédateurs « aériens » de saucisses désormais volantes.

 

PS : Mirzah repue dort dans mon fauteuil, sans le moindre remord, l’éducation de ce brave chien serait-elle ratée ou trop permissive ?

24/05/2015

Mirzah à la Police ?

Mirzah recrutée par la police ?

 

Nous débouchions du sentier du « Ruisseau jaune » sur une petite rue, une aimable dame policière regardait ma brave petite chienne.

Son regard était engageant, voulait-elle la recruter ?

J’imaginais alors les arguments : un basset passe où les bergers allemands ne passent pas ou pire,  recruter un basset pour les basses besognes.

Je voyais ma brave petite chienne reprenant le rôle de Ran Tan Plan (cf les albums de Lucky Luke par Morris, Ed Dupuis).

Mirzah, flattée, imaginait peut-être briser le monopole des hautains chiens policiers habituels .

Je lui dis que ce métier était dangereux et que son amabilité naturelle serait taxée de manque d’agressivité.

Elle répliqua : «moi, j’ai un flair aussi remarquable que celui de mes frères qui débusquent les sangliers sous les ronces ».

Finalement je lui assurais que je craignais surtout de la perdre victime d’une balle perdue, cet argument affectueux finit par la convaincre, elle renonça à cette vocation de « poulette » et nous reprîmes notre balade tandis que la voiture de police s’éloignait comme dans un film de David Lynch

 

Commentaire de l’oncle Sigmund :

Yog est un faux-jeton qui transfère ses fantasmes sur une innocente petite chienne !

 

 

 

09:14 Écrit par yog | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |

09/05/2015

Le cow-boy endormi

 

Lorsque nous emmenions notre premier fils  Marcel passer une soirée chez des amis nous prenions son cheval à bascule.

Nous l’avions acquis pour une bouchée de pain dans une salle de vente.

Agé de quelques mois, il s’y tenait facilement assis et pendant le bavardage des grands il effectuait méthodiquement ses oscillations. Suite à ces mouvements le « véhicule » se mouvait lentement dans la pièce.

Les conversations des adultes étaient calmes, elles berçaient  l’enfant qui s’assoupissait  progressivement  encouragé par le balancement de sa monture et aussi par l’heure tardive.

En le regardant si paisible les images de Western, genre cinématographique truffé de conventions qui plait à ma sensibilité de matheux, me revenaient. Qu’il s’agisse  des œuvres de John Ford ou d’autres cinéastes américains ou des bandes dessinées de Jerry Spring (Jijé), Lucky Luke (Morris) ou Blueberry (Giraud) et des musiques de films trottaient dans ma tête.

A la fin de la soirée nous devions reprendre le cow-boy endormi, affalé sur le col de sa monture et en tenant encore les rennes, nous lui soulevions doucement les mains pour l’extraire ensuite de son paisible destrier et le déposer précieusement dans son siège de voiture sans le réveiller.

 

Lorsque j’eus le bonheur de chevaucher avec des indiens Navaho  à Monument Valley, je revécus les westerns et eus une pensée attendrie pour le petit cheval à bascule qui après avoir été monté par mes autres enfants fait le plaisir de mes petits-enfants.

Nous n’avons, bien sûr, jamais oublié le précieux coursier chez nos hôtes.

01/05/2015

Déchainez-vous, enchênez-vous

 

Débat avec nos enfants : ils veulent « liquider » un vieux meuble en chêne de famille.

 

Il y a quelques dizaines d’années, la mode était au « jeune chêne » : les meubles étaient fabriqués en bois « massif » par des artisans ou en ateliers, on ne pouvait, question de goût, que leur reprocher leur manque de patine ancienne.

 

Maintenant c’est la ruée vers les « meubles en kit » d’une célèbre firme scandinave : appâtés par les prochaines petites boulettes du self-service du magasin, les imprudents se hâtent de charger leurs caisses dans leurs véhicules.

 

Ils ne perdent rien pour attendre, de retour à la maison le grand cirque commence : ouverture épique du colis, encombrement par les cartons d’emballage, recherche du mode d’emploi vicieusement  tapis entre deux feuillets de « bois » reconstitué…

 

Le précieux document enfin trouvé, il s’agit de le déchiffrer et surtout de comprendre l’agencement des pièces.

 

De simulation en pré-montage et démontage, les heures s’écoulent et l’énervement envahit les ébénistes amateurs sans compter la recherche de vis manquantes ou malicieusement réfugiées entre les coussins d’un fauteuil ou inaccessibles sous un un meuble ancien, réactionnaire et vindicatif.

 

Malgré tout la victoire peut revenir aux imprudents monteurs, d’autres se satisferont d’un meuble bancal ou oscillant faute d’une bonne fixation de la visserie dans des panneaux fragiles trop sollicités lors des montages et démontages.

 

Au départ le dernier vieux meuble en chêne claquait des glands, faisant un bruit de chaînes (propos empruntés au regretté Raymond Devos) , maintenant il savoure sa supériorité momentanée.

 

C’est compter sans l’inventivité de certains barbares iconoclastes ( là j’exagère en me laissant emporter par le côté obscur de la Force)… qui voudraient repeindre par exemple en blanc la caisse d’une horloge centenaire…

 

Plus tard, peut-être, leurs enfants la décaperont …

 

Finalement , qu’ils fassent selon leur bon plaisir, l’essentiel est qu’ils vivent heureux !

 

 

 

09/04/2015

Spectacles devant la Meuse

Spectacles devant la terrasse

 

 

Petit garçon, je passais de longues heures sur la terrasse de la villa de mon grand-père maternel sur la rive gauche de la Meuse.

 

Devant moi, je voyais la route puis la berge de la Meuse,  le fleuve et sur la rive opposée le débarcadère, la grand-route invisible et la carrière, sauvage coup de hache dans la colline défigurée. Plus à droite se dressaient les ruines du château féodal de Beaufort où j’imaginais les combats des chevaliers

 

J’entendais le martèlement des pics pneumatiques, les explosions des mines suivies de l’écroulement de la roche. Les blocs récoltés, chargés sur des wagonnets roulant sur des rails, étaient poussés par des manœuvres jusqu’au quai, après avoir traversé la grand-route. Là ils étaient déversés  dans la cale d’un chaland, le plus souvent néerlandais. Les pierres étaient surtout acheminées vers les Pays-Bas pour la construction des digues.

 

Le métier de carrier était très dangereux, un de mes voisins y avait perdu une jambe.

 

Le trafic fluvial était important, j’admirais les remorqueurs à vapeur dont les hautes cheminées vomissaient une fumée noire en remorquant un ou plusieurs chalands. Maintenant, ils me rappellent le décor de certains livres de Georges Simenon.

 

Un soir le fleuve a offert un spectacle insolite : devant un bateau mouche

d’où montait la musique du film « le troisième homme », un nageur s’entrainait pour la traversée de la Manche.

11:06 Écrit par yog | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |

06/04/2015

Lisbonne 2

 

24/3/2015

 

Nous prenons le tram15 ( un modèle récent) Praça de Figueira qui mène à Belem dont nous admirons la fabuleuse tour qui défendait l’entrée du port  d’où partaient les caravelles et galions des découvreurs : Diaz, Vasco de Gama…

 

 

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du haut de la tour, vue sur le Tage

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Contre-plongée !

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Non loin de la tour se trouve le « Mosteiro dos Jeronimos », bâti dans le style manuélin

 

 

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Cela fait penser à « notre » gothique mais plus « décoré » (surtout les colonnes), le chœur est baroque avec beaucoup d’harmonie dans les caissons peints de la voute.

 

 

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Le cloître du mosteiro

 

 

 

 

 

 

 

On voit bien ici les colonnes, arcs sculptés

 

Tout près, dans le centre culturel de Belem nous visitons le musée d’art moderne :

 

2 Miro, 1 Picasso,  1 Bacon, le plus beau( ? ) : la rencontre (1936)par Jacques Herold

 

 

 

 

 

  Une vue sur l’estuaire du Tage, en route vers le Castello ( Tram 28)

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La Sé catédral (mélange de styles roman et gothique (très ouvragé + dôme)

 

 

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Le chœur baroque de la cathédrale

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Tout près de la cathédrale : l’église St Antoine bâtie là où ce saint serait né

 

Notre bistrot favori à la bière très agréable et bifada (sorte de hamburger à la viande de porc)

 

 

 

 

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Vue sur le Tage depuis le Castello (citadelle) qui domine la ville

 

 

 

 

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25/3/2015

 

Nous parcourons le fantastique musée Gulbekian riche de tableaux magnifiques dont la visite se termine par les bijoux et verreries de Lalique (dont la très séduisante « libellule »)

 

Parmi les merveilles exposées :splendides monnaies or et argent antiques, vases grecs et persans, fabuleux tapis persans en soie ,grand bas-relief assyrien, plats ouvragés, mosaïques, assiettes chinoises (sortes de bandes dessinées ?), manuscrits  européens enluminés, diptyques très fins (20x25 cm), Rubens : Hélène Fourment, Rembrandt :Athena casquée et le vieillard, riche mobilier ancien de tout beauté, deux Turner (dont « la Tempête »), le dégel de Monet, un Manet ( « le gamin aux cerises » à l’espièglerie bien rendue, on dirait qu’il rigole en voyant défiler les visiteurs, sculptures de Rodin dont la « Bénédiction », Arc en ciel de Milet, des Corot dont Venise…

 

Fantastique musée qui mériterait plusieurs jours de visite.

 

Le soir dernier tour en funiculaire conduit par le « best tram-driver in the world » que nous retrouvons au troquet près de l’hôtel, nous y buvons ginja (apéro aux cerises) et cognac. La sagesse nous ramène à l’hôtel alors que la guindaille allait s’amorcer.

 

En conclusion Lisbonne est une ville belle et agréable et ses habitants sont charmants.

 

26/3/2015 retour sur un avion portugais, partenaire de SN Brussels, Edouard nous y attendait et nous ramena chez nous, nous le remercions pour son aide si précieuse et efficace.

 

 

 

14:12 Écrit par yog dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lisbonne, belem, tage, gulbekian |  Facebook | |

29/03/2015

Lisbonne 2

 

 

Funiculaire da GloP1020159.JPGria

 

 

 

NB cette illustration devrait se trouver dans le post précédent: Lisbonne

 

17:23 Écrit par yog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |