01/06/2015

Saucisse volante ?

 

 

Un peu d’ Histoire : comme je l’ai lu jadis, dans une « histoire de l’Oncle Paul » (Ed Dupuis), le pilote français Guynemer, comme d’autres, était chargé de détruire en vol les ballons d’observation ennemis appelés « saucisses volantes ».

Nous venons de connaître une autre histoire de saucisse volante :

La Gazelle s’apprêtait à déguster une saucisse posée dans son assiette, elle se leva pour prendre un plat et quand elle revint la saucisse s’était envolée. Le mystère fut de courte durée, sous la table Mirzah achevait de manger le butin du vol !

En fins limiers nous avons reconstitué le larcin : profitant de l’inattention de la Gazelle, Lech a balancé la saucisse sous la table, le recel par Mirzah fut de courte durée, elle dévora aussitôt le butin frustrant Lech de sa part.

Lech, voleuse volée, n’osa pas porter plainte.

Selon une de ses expressions, la Gazelle mangea par cœur.

Nous allons imaginer un système de protection contre les prédateurs « aériens » de saucisses désormais volantes.

 

PS : Mirzah repue dort dans mon fauteuil, sans le moindre remord, l’éducation de ce brave chien serait-elle ratée ou trop permissive ?

01/05/2015

Déchainez-vous, enchênez-vous

 

Débat avec nos enfants : ils veulent « liquider » un vieux meuble en chêne de famille.

 

Il y a quelques dizaines d’années, la mode était au « jeune chêne » : les meubles étaient fabriqués en bois « massif » par des artisans ou en ateliers, on ne pouvait, question de goût, que leur reprocher leur manque de patine ancienne.

 

Maintenant c’est la ruée vers les « meubles en kit » d’une célèbre firme scandinave : appâtés par les prochaines petites boulettes du self-service du magasin, les imprudents se hâtent de charger leurs caisses dans leurs véhicules.

 

Ils ne perdent rien pour attendre, de retour à la maison le grand cirque commence : ouverture épique du colis, encombrement par les cartons d’emballage, recherche du mode d’emploi vicieusement  tapis entre deux feuillets de « bois » reconstitué…

 

Le précieux document enfin trouvé, il s’agit de le déchiffrer et surtout de comprendre l’agencement des pièces.

 

De simulation en pré-montage et démontage, les heures s’écoulent et l’énervement envahit les ébénistes amateurs sans compter la recherche de vis manquantes ou malicieusement réfugiées entre les coussins d’un fauteuil ou inaccessibles sous un un meuble ancien, réactionnaire et vindicatif.

 

Malgré tout la victoire peut revenir aux imprudents monteurs, d’autres se satisferont d’un meuble bancal ou oscillant faute d’une bonne fixation de la visserie dans des panneaux fragiles trop sollicités lors des montages et démontages.

 

Au départ le dernier vieux meuble en chêne claquait des glands, faisant un bruit de chaînes (propos empruntés au regretté Raymond Devos) , maintenant il savoure sa supériorité momentanée.

 

C’est compter sans l’inventivité de certains barbares iconoclastes ( là j’exagère en me laissant emporter par le côté obscur de la Force)… qui voudraient repeindre par exemple en blanc la caisse d’une horloge centenaire…

 

Plus tard, peut-être, leurs enfants la décaperont …

 

Finalement , qu’ils fassent selon leur bon plaisir, l’essentiel est qu’ils vivent heureux !

 

 

 

12/03/2015

Potaches et chahuts

 

 

 

 

 

Comme chacun, j'espère, je garde un délicieux souvenir de mes études secondaires où  rigueur et aimables chahuts alternaient.

 

 

 

Comme beaucoup je faisais partie de la classe la plus difficile de l'Athénée (Lycée) dès la sixième latine, du moins le croyions-nous. Voici le récit de certains nos exploits plus  gamineries que  méchanceté même si les potaches pratiquent un humour féroce et impitoyable.

 

 

 

Notre prof d'histoire accomplissait son service militaire et était remplacé par une malheureuse jeune femme que, lâchement, nous chahutions à mort et je me souviens d'avoir découvert les lois de la réflexion en observant l'impact d'une craie lancée sur sa pommette.

 

 

 

Las, le titulaire, affublé du surnom de Roger de la Porte, un célèbre catcheur, revint et en dix minutes, sous son regard de dur et les menaces de sanctions,  nous mata. Par la suite sa carrière à la télévision le rendit célèbre sans altérer son sens de la fête et de l'amitié.

 

 

 

Notre prof de français, le « petit cow-boy », était dès la sixième (maintenant première !) plus petit que certains d'entre nous, très autoritaire il nous drilla à choisir le terme propre, éviter les répétions.... bref à bien rédiger. Chaque quinzaine il nous imposait un devoir de phraséologie fort utile, l'entreprise était difficile jusqu'au jour où , en quatrième, Pampet trouva le manuel utilisé par le prof et ses corrigés.

 

 

 

A l'examen de latin le prof lisait son journal, derrière moi Pampet et Michel s'énervaient, l'un  m'étranglait tandis que l'autre me piquait le brouillon de ma version qui fit le tour de la classe, bons princes avant la fin de l'examen ils me restituèrent le précieux document.

 

 

 

Comme je prenais mes études au sérieux je réservais mes facéties aux séances « d'étude » où je devins l'ennemi des pions.

 

 

 

Mon ami Gérard était un morphale de cent kilos, avant la récré il mangeait en classe ses oranges apéritives de ses premières tartines, à midi il participait à la fois au repas « soupe/tartines » et au repas « complet », en reprenant son bus il s'enfilait quelque tarte au riz en passant devant chez moi et j'imagine que sa maman lui préparait un plantureux souper pour son retour.

 

 

 

 

 

 

 

En troisième un solide duo d'amuseurs, Albert et Jean-Louis, s'était constitué et au cours de français au premier banc ils sifflaient « la valse des canaris » en s'accompagnant des cliquetis de leurs gourmettes en guise de section rythmique.

 

Albert virtuose de l'accordéon, comme Giscard, a eu aussi une activité politique.

 

 

 

Mais l'évènement cette année-là était l'arrivée des filles , le cycle supérieur étant mixte pour les cours seulement puisque nos copines disposaient d'un espace récré distinct, séparé du nôtre par une implacable ligne blanche  qu'arpentaient les pions. Il va de soi que le jeu consistait alors à franchir la ligne sans être pris ne fusse que par sport.

 

 

 

 Un autre sport, toxique celui-là et hélas pratiqué partout, consistait à fumer aux toilettes, la répression était assurée par les profs surveillant la récré avec des zèles variables.

 

 

 

 Le spécialiste de la traque aux fumeurs , le grand Georges, arpentait ainsi mine de rien la cour puis  fondait à la vitesse d'un torpilleur sur les gogues pour y choper l'un ou l'autre imprudent. Face un adversaire aussi redoutable une riposte appropriée fut organisée: lorsque Georges patrouillait nous installions quelques cercles concentriques de guetteurs  autour de la fumerie et leur retour plus ou moins rapide, témoin de la célérité de l'adversaire, en gloussant « Dgeorges Dgeorges » informait les délinquants qui s'échappaient plus vite que leurs volutes, alors Georges surgissait dans le local enfumé  ....   pour sanctionner des innocents.

 

 

 

Pour animer la récré je montais sur un appui de fenêtre pour prononcer un discours en imitant le Général de Gaulle, rapidement un excellent public se massait et criait, quand les profs de surveillance approchaient je les prévenais qu'en cas d'interruption du discours la force de frappe française les pulvériserait . Le spectacle se terminait toujours de la même façon : j'étais emmené, soulevé jusqu'au bureau de la Direction tout en achevant le discours.

 

 

 

Le patron, excellent matheux, me sermonnait et  les choses finissaient par s'arranger. Dès que notre remarquable prof de math était absent notre boss matheux se faisait un plaisir de le remplacer et ainsi nous bénéficiions de deux enseignants de haute qualité.

 

 

 

J'étais heureux dans cette boite alternant solide formation et franche rigolade. Notre prof de latin nous initiait à la fois aux plaisirs de découvrir Virgile, Horace ou Tacite et de les comparer aux grands courants philosophiques, textes à l'appui.

 

 

 

Il avait néanmoins la marotte de faire chaque mardi une interro temps primitifs/grammaire juste avant la récré pendant laquelle certains pratiquaient, aussitôt, dans le cartable du magister, l'échange standard de leur copie par un corrigé.

 

 

 

Sic transit gloria scolae  (pages rose du « Larousse » ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19/01/2015

Chocolat bleu pâle

Chocolat bleu pâle

 

Cette expression ressurgit de mon enfance, il est chocolat (bleu pâle) signifiait : il est fichu.

Sur les terrains de football sévissait l’insulte « arbitre en chocolat » (malléable et forcement favorisant l’équipe adverse)

Hélas cette formule convient à de nombreuses marques de ce délicieux produit qui ont disparu ou ont été absorbées .

Au champ d’honneur citons : Martougin, Jacques qui nous proposait un fabuleux fourré-praliné et des chromos, Kwatta que je n’ai retrouvé que sous forme de pâte à tartiner, de Beukelaer dont seul le remarquable Léo survit sous la bannière Milka-Suchard, Meurisse avalé par Côte d’Or .Les grandes enseignes proposent aussi des produits à leur marque

J’ai, en déambulant dans les rayons, fait la courte liste des survivants : Nestlé, Suchard et Côte d’Or et en haut de gamme Galler ( la Rolls des chocolats en bâtons).

En tout haut de gamme nous trouvons les chocolats artisanaux élaborés par de véritables orfèvres .

Les biscuits ont connu la plupart un sort analogue, engloutis par Lu comme les Princes fourrés que Mirzah et moi adorons. 

Exeunt (disparus)Parein , Beukelaer… Seul le speculoos  « Lotus » tient bon.

En France les biscuits sont souvent appelés gâteaux et les pralines chocolats.

(sauf erreur ou omission car le chocolat est un aliment euphorisant)

14/01/2015

Tonton Marcel, le nom d'un chien

Tonton Marcel, nom d’un chien !

 

 

Cette année la soirée « Noël » se tenait chez mon fils aîné, Marcel.

Edouard, mon deuxième fils voulait offrir comme présent à ses enfants un jeune chiot qu’ils ne découvriraient que pendant l’échange des cadeaux.

L’adorable petite bête devrait entretemps rester hors de la vue de ses futurs petits maîtres, à leur insu Edouard me confia le petit animal blotti au fond d’une caisse en carton.

Nous l’avons ramenée chez nous où Mirzah l’accueillit affectueusement avec force coups de langue. Nous avons ainsi découvert cette charmante invitée qui adulte devrait ressembler à Milou, le chien de Tintin. La cohabitation se passa sans problème, même Lech accepta ce nouveau compagnon.

Le grand jour arriva, la nouvelle petite chienne fut logée dans la petite « cage » destinée au transport des chats et s’en accommoda, avant l’échange des présents elle resterait dans la voiture.

Le grand moment venu, je partis la prendre et remis le « colis » à Edouard qui en ouvrit la porte devant ses enfants surpris, ravis et fous de joie.

Plus rien ne comptait pour eux que de jouer avec cette délicieuse petite bête, derechef ils la nommèrent « Tonton Marcel ». Le petit chiot s’habitua très vite à l’assemblée ou chacun voulait la caresser.

La soirée se poursuivit par un excellent repas et le plaisir de voir la famille réunie.

La petite chienne officiellement s’appelle « Java » mais les petits continuent à la nommer « Tonton Marcel », elle grandit en beauté et gentillesse.

11/01/2015

Tuerie barbare à Charlie Hebdo

Barbarie à Charlie Hebdo

 

Ce crime inqualifiable  me rend physiquement malade !

Quand je pense au bonheur que j’ai connu pendant deux ans, de 1970 à 1972, en Algérie !

Le Directeur (proviseur) de mon lycée était un homme d’une rare culture, un humaniste qui en conseil de classe citait successivement un poète arabe puis un poète français ou l'inverse. Mes élèves ressemblaient à ceux que j’avais quittés en Belgique, amateurs de football comme moi, chaque lundi matin ils me communiquaient les résultats des matchs en championnat de Belgique, nous partagions aussi une sympathique complicité. Mes  confrères physiciens étaient français, égyptien et syrien, nous avons passé de bons moments ensemble.

L’Algérie m’a apporté plus que ce que je lui ai donné

Lors de mes voyages dans ce fabuleux pays, j’ai visité des mosquées en compagnie d’amis musulmans, tous nous nous y sommes recueillis chacun selon sa culture et partageant des espérances proches.

Certains dimanches , j’assistais à la messe du Père Esposito et ensuite musulmans, chrétiens et incroyants partageaient le repas en toute fraternité .

Les religions changent selon la géographie, les peuples et leur histoire, il convient d’y rechercher et  partager un héritage et des aspirations communes , d’aucuns appellent cela une forme d’Humanisme

 

11/12/2014

Qui fait la police ?

 

Nous venons d’entendre au JT des conseils pour éviter les cambriolages.

 

Comme nous appliquons déjà les consignes de base, nous nous sommes posé la question de dispositions supplémentaires en observant  Mirzah et Lech plongées dans leurs siestes respectives.

 

Chats et chiens sont des animaux polyphasiques qui tout au long de la journée de 24 heures alternent veille et sommeil.

 

Je leur ai proposé  d’assurer la garde de nuit. Toutes deux sont équipées de mini émetteurs-récepteurs radio dont les conversations sont enregistrées. En cas d’extrême urgence Mirzah réveillera ses maîtres.

 

Le lendemain, impatient j’ai écouté le premier enregistrement :

 

Mirzah somnolait dans son fauteuil favori et Lech était de veille. Et soudain !

 

  • Mirzah à Lech : « Je viens d’entendre un bruit bizarre, sors par la chatière et vas te rendre compte. Over »

  • Lech à Mirzah : « Bien compris, j’y vais. Over »

  • Lech à Mirzah : « Ce n’était que le chat blanc qui te remet son bonsoir. Tu peux te recoucher, je rentre. Over »

  • Mirzah à Lech : « OK, ouvre l’oeil. Out »

 

Ce fut la seule intervention de cette nuit.

 

 La maison est donc bien gardée, merci les gentilles bêtes, vous n’aurez pas volé sieste et friandises.

 

Pour compléter leur formation, je vais leur apprendre à actionner les projecteurs.

 

Le brigadier Moustachon, ami de bébé Antoine ( la marionnette) , nous a félicité pour notre initiative. Il en fera rapport à sa hiérarchie.