09/05/2015

Le cow-boy endormi

 

Lorsque nous emmenions notre premier fils  Marcel passer une soirée chez des amis nous prenions son cheval à bascule.

Nous l’avions acquis pour une bouchée de pain dans une salle de vente.

Agé de quelques mois, il s’y tenait facilement assis et pendant le bavardage des grands il effectuait méthodiquement ses oscillations. Suite à ces mouvements le « véhicule » se mouvait lentement dans la pièce.

Les conversations des adultes étaient calmes, elles berçaient  l’enfant qui s’assoupissait  progressivement  encouragé par le balancement de sa monture et aussi par l’heure tardive.

En le regardant si paisible les images de Western, genre cinématographique truffé de conventions qui plait à ma sensibilité de matheux, me revenaient. Qu’il s’agisse  des œuvres de John Ford ou d’autres cinéastes américains ou des bandes dessinées de Jerry Spring (Jijé), Lucky Luke (Morris) ou Blueberry (Giraud) et des musiques de films trottaient dans ma tête.

A la fin de la soirée nous devions reprendre le cow-boy endormi, affalé sur le col de sa monture et en tenant encore les rennes, nous lui soulevions doucement les mains pour l’extraire ensuite de son paisible destrier et le déposer précieusement dans son siège de voiture sans le réveiller.

 

Lorsque j’eus le bonheur de chevaucher avec des indiens Navaho  à Monument Valley, je revécus les westerns et eus une pensée attendrie pour le petit cheval à bascule qui après avoir été monté par mes autres enfants fait le plaisir de mes petits-enfants.

Nous n’avons, bien sûr, jamais oublié le précieux coursier chez nos hôtes.

11/01/2015

Tuerie barbare à Charlie Hebdo

Barbarie à Charlie Hebdo

 

Ce crime inqualifiable  me rend physiquement malade !

Quand je pense au bonheur que j’ai connu pendant deux ans, de 1970 à 1972, en Algérie !

Le Directeur (proviseur) de mon lycée était un homme d’une rare culture, un humaniste qui en conseil de classe citait successivement un poète arabe puis un poète français ou l'inverse. Mes élèves ressemblaient à ceux que j’avais quittés en Belgique, amateurs de football comme moi, chaque lundi matin ils me communiquaient les résultats des matchs en championnat de Belgique, nous partagions aussi une sympathique complicité. Mes  confrères physiciens étaient français, égyptien et syrien, nous avons passé de bons moments ensemble.

L’Algérie m’a apporté plus que ce que je lui ai donné

Lors de mes voyages dans ce fabuleux pays, j’ai visité des mosquées en compagnie d’amis musulmans, tous nous nous y sommes recueillis chacun selon sa culture et partageant des espérances proches.

Certains dimanches , j’assistais à la messe du Père Esposito et ensuite musulmans, chrétiens et incroyants partageaient le repas en toute fraternité .

Les religions changent selon la géographie, les peuples et leur histoire, il convient d’y rechercher et  partager un héritage et des aspirations communes , d’aucuns appellent cela une forme d’Humanisme

 

21/05/2014

Les "lactas" fabuleuses friandises disparues

Les lactas et autres bonbons disparus

En première année à l’Université de Liège (B) nos cours étaient donnés en deux endroits de la ville séparés de plus de deux kilomètres (au moins) : les cours de Math, Mécanique et certains labos se donnaient sur le site du Val Benoît tandis que les cours de Physique et Chimie se faisaient au bâtiment central, Place du XX Août .

Les horaires n’étaient pas toujours adaptés à cette dispersion géographique, ainsi nous devions quitter le cours d’Analyse Mathématique pour assister un quart d’heure plus tard au cours de Physique Générale au Centre ! Une mission impossible à pied ou très aléatoire par le « tram vert » archi rempli en quelques secondes pour peu qu’on puisse le prendre immédiatement à la sortie du cours.

Heureusement je fis la connaissance d’un étudiant disposant d’une voiture : une encore vaillante deux CV Citroën que remplissaient son chauffeur rebaptisé Frank, Averell, Alfred et moi.

Pendant le trajet nous échangions des friandises ( croquants biscuits sablés, caramels « lacta » et … cigarillos offerts par mon grand-père) .

Les lactas depuis longtemps, hélas, introuvables étaient des caramels sucrés délicieux dont je faisais provision pour la semaine auprès du commerce de mes parents. Déjà tout petit je les savourais et j’étais heureux de les avoir retrouvés après une longue disette.

Dans ce joyeux équipage nous arrivions à peu près à l’heure pour profiter du cours : Le Pr Sauvenier faisait son exposé tandis que son remarquable technicien nous montrait les expériences illustrant son propos. Plus tard dans ma carrière de prof de Physique je me suis efforcé de pratiquer de la même manière : le dire (la théorie) et le montrer (l’expérimentation) ou l’inverse !

Après c’était la ruée vers la cantine et le retour au Val Benoit pour les séances d’exercices ou les labos .

09:29 Écrit par yog dans Amour, Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : bonbons, université, tram, copains |  Facebook | |

10/04/2014

Une sieste peu évangélique ?

 

Allongé sur le couvre-lit, j’appelle Lech qui aussitôt me rejoint et sous les caresses de ma main droite elle se met à ronronner comme il sied à tout bon chat.

 

Bien vite Mirzah arrive au bord du lit et réclame, elle aussi, la main de son maître.

 

Mes deux mains fouraillent leurs toisons respectives …. mais contrairement au précepte de Jésus ma main droite n’ignore pas ce que fait ma gauche !

 

Mirzah est insatisfaite, elle contourne le lit, d’un saut s’y juche et réclame à nouveau ma main à peine libérée. Elle est moins discrète que Lech et démarre ses coups de lèche en cherchant mon visage. Il m’est impossible de l’en dissuader !

 

Ma sieste est donc terminée et je laisse les deux petites bêtes maîtresses du terrain.

 

Après tout, n’était-ce pas leur objectif ?

 

J’ai encore été eu !