28/04/2012

"Enfermé dehors"

 

Enfermé dehors !

 

 

Nous venons d’emménager dans notre appartement. Pendant la seconde semaine des vacances pascales la Gazelle et notre fille sont en villégiature au bord de la Mer Rouge, elles s’émerveilleront en visitant le Mont Sinaï, où se côtoient pacifiquement les religions du Livre, et en contemplant la fabuleuse cité de Petra.

 

Pendant ce temps le petit Deba, cadet de mes petits-enfants partage l’appartement avec Mirzah, Lech et moi.

 

Ce bambin est adorable, sage, souriant. Il joue avec ses Legos, ses petites autos ou une poussette où un Donald se fraie une place parmi ses « doudous » et rit de bon cœur quand j’imite les nasillements du célèbre canard.

 

Il adore le kin et le kat qu’il appelle Lek, serait-il chti ?

 

Tout se passait donc très bien, mais une fin  d’après-midi, en voulant empêcher les animaux de rentrer, j’ai refermé à fond la porte coulissante de la véranda et me suis retrouvé « enfermé dehors ».

 

La situation était pour le moins préoccupante, j’étais dehors dans l’impossibilité de rentrer et le  petit seul à l’intérieur le nez à la vitre.

 

Un spectateur extérieur trouverait cela comique !

 

J’étais paniqué et m’égosillait en vains appels à l’aide .

 

J’entendis un bruit d’aspirateur émanant d’une des coupoles d’aération du commerce se trouvant sous mes pieds, aussitôt je tambourinais dessus le signal « SOS » : trois coups brefs, trois longs, trois brefs.

 

Après deux minutes interminables, une voix féminine répondit à mes appels : je pouvais enfin décrire ma triste situation à la dame qui nettoyait le magasin après sa fermeture. Je lui demandais alors de prévenir ma voisine du haut par le parlophone extérieur

 

Celle-ci, heureusement chez elle, arriva sur son balcon. Je lui décrivis ma détresse, elle me proposa de lui lancer mes clés que par chance je portais sur moi.

 

Au premier essai les précieux sésames arrivèrent à destination, mon aimable voisine pénétra dans l’appartement à l’étonnement du petit Deba et vint me libérer.

 

Je la remerciai de tout cœur et Deba la gratifia de son sourire enjôleur.

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