29/03/2015

Lisbonne 2

 

 

Funiculaire da GloP1020159.JPGria

 

 

 

NB cette illustration devrait se trouver dans le post précédent: Lisbonne

 

17:23 Écrit par yog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

Lisbonne

Presqu’avril au Portugal !

23/03/2015

Edouard passe nous prendre à 7h et nous conduit à Zaventhem, nous guide jusqu’aux formalités d’enregistrement, puis la porte d’embarquement.

Quel bonheur d’être mené par un fils aussi efficace, que nous remercions avant le départ !

Après un vol sans problème nous atterrissons vers 13h et empruntons la navette « Aérobus » qui nous dépose Place des Restauradores à deux pas de notre hôtel  (« Turim Suisso Atlanti » )

Les bagages déposés dans notre chambre, nous partons en première reconnaissance. Lisbonne me fait penser à San Francisco avec ses collines desservies par d’antiques mais increvables trams.

Nous prenons  « l’électrico 28 » Place Martin Moniz sur le conseil avisé du « Routard » pour un premier tour après avoir acheté deux cartes libre parcours pour 72 h. Comme annoncé le tram joue à saute-mouton parmi les montées raides et descentes abruptes, il grince, geint,  couine, nous secoue  mais garde le cap parfois très sinueux. ( Quartiers « Graça », Bairro do Castelo Sao Jorge, Sé Catédral, Alfama, Arc de Triomphe de la rue Augusta, Praça do Commercio (vaste et colorée) Baixa, Chiado, Bairro Alto )

Au terminus (Prazeres) , un autre tram ( le 25) nous tend ses banquettes et c’est reparti pour nous ramener par un autre chemin.

Nous revenons rua da Gloria (hôtel) pour découvrir au pied de la colline un vrai funiculaire ( « ascenceur » da Gloria) qui nous attend aimablement. La pente est très forte mais le châssis est conçu pour maintenir la cabine ( celle d’un tram) à l’horizontale. La grimpée est impressionnante et au retour la descente vertigineuse, mais la mécanique ( centenaire ?) tient bon. Le croisement entre deux voitures est même prévu à certains endroits

 

 

16:55 Écrit par yog | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |

19/03/2015

Schlagmulder son bistrot et son fouet

Le mythe « Schlagmulder »

 

Lorsque mes enfants n’étaient pas sages, je les menaçais d’appeler Schlagmulder    ( en criant Schlagmulder vient ici ! ) s’ils ne se calmaient pas et généralement cette crainte était suffisante.

Effectivement il devait s’agir d’un personnage redoutable et légendaire : ancien marin sur les derniers et fabuleux voiliers « fins comme des oiseaux », il tenait un bistrot à Anvers conforme à l’ambiance décrite par le grand Jacques Brel : «  Dans le port d’Amsterdam … » . Au-dessus de la cheminée était accroché un fouet impressionnant que l’ancien marin devait manier avec dextérité.

Il aurait été capable, comme certains conducteurs de diligences dans l’ Ouest américain, de couper en deux une cigarette au bec d’un fumeur ( cf « la diligence » aventure de Lucky Luke par Morris (Ed Dupuis et Dargaud)).

Même Indiana Jones , autre virtuose du fouet, l’aurait considéré avec le respect dû à un expert en la matière.

Quant à l’équipement du Père Fouettard, vis-à-vis celui de l’ancien matelot, il ferait figure de … jouet de Saint Nicolas.

Bref mon « ami » anversois inspirait une certaine crainte que l’on dit début de la sagesse.

Cela fonctionna jusqu’au jour où un de mes fils me suggéra subtilement et crânement d’appeler enfin ce fameux  justicier, alors le mythe se dégonfla.

11:37 Écrit par yog dans Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : marin, fouet, virtuose, bistrot |  Facebook | |

12/03/2015

Potaches et chahuts

 

 

 

 

 

Comme chacun, j'espère, je garde un délicieux souvenir de mes études secondaires où  rigueur et aimables chahuts alternaient.

 

 

 

Comme beaucoup je faisais partie de la classe la plus difficile de l'Athénée (Lycée) dès la sixième latine, du moins le croyions-nous. Voici le récit de certains nos exploits plus  gamineries que  méchanceté même si les potaches pratiquent un humour féroce et impitoyable.

 

 

 

Notre prof d'histoire accomplissait son service militaire et était remplacé par une malheureuse jeune femme que, lâchement, nous chahutions à mort et je me souviens d'avoir découvert les lois de la réflexion en observant l'impact d'une craie lancée sur sa pommette.

 

 

 

Las, le titulaire, affublé du surnom de Roger de la Porte, un célèbre catcheur, revint et en dix minutes, sous son regard de dur et les menaces de sanctions,  nous mata. Par la suite sa carrière à la télévision le rendit célèbre sans altérer son sens de la fête et de l'amitié.

 

 

 

Notre prof de français, le « petit cow-boy », était dès la sixième (maintenant première !) plus petit que certains d'entre nous, très autoritaire il nous drilla à choisir le terme propre, éviter les répétions.... bref à bien rédiger. Chaque quinzaine il nous imposait un devoir de phraséologie fort utile, l'entreprise était difficile jusqu'au jour où , en quatrième, Pampet trouva le manuel utilisé par le prof et ses corrigés.

 

 

 

A l'examen de latin le prof lisait son journal, derrière moi Pampet et Michel s'énervaient, l'un  m'étranglait tandis que l'autre me piquait le brouillon de ma version qui fit le tour de la classe, bons princes avant la fin de l'examen ils me restituèrent le précieux document.

 

 

 

Comme je prenais mes études au sérieux je réservais mes facéties aux séances « d'étude » où je devins l'ennemi des pions.

 

 

 

Mon ami Gérard était un morphale de cent kilos, avant la récré il mangeait en classe ses oranges apéritives de ses premières tartines, à midi il participait à la fois au repas « soupe/tartines » et au repas « complet », en reprenant son bus il s'enfilait quelque tarte au riz en passant devant chez moi et j'imagine que sa maman lui préparait un plantureux souper pour son retour.

 

 

 

 

 

 

 

En troisième un solide duo d'amuseurs, Albert et Jean-Louis, s'était constitué et au cours de français au premier banc ils sifflaient « la valse des canaris » en s'accompagnant des cliquetis de leurs gourmettes en guise de section rythmique.

 

Albert virtuose de l'accordéon, comme Giscard, a eu aussi une activité politique.

 

 

 

Mais l'évènement cette année-là était l'arrivée des filles , le cycle supérieur étant mixte pour les cours seulement puisque nos copines disposaient d'un espace récré distinct, séparé du nôtre par une implacable ligne blanche  qu'arpentaient les pions. Il va de soi que le jeu consistait alors à franchir la ligne sans être pris ne fusse que par sport.

 

 

 

 Un autre sport, toxique celui-là et hélas pratiqué partout, consistait à fumer aux toilettes, la répression était assurée par les profs surveillant la récré avec des zèles variables.

 

 

 

 Le spécialiste de la traque aux fumeurs , le grand Georges, arpentait ainsi mine de rien la cour puis  fondait à la vitesse d'un torpilleur sur les gogues pour y choper l'un ou l'autre imprudent. Face un adversaire aussi redoutable une riposte appropriée fut organisée: lorsque Georges patrouillait nous installions quelques cercles concentriques de guetteurs  autour de la fumerie et leur retour plus ou moins rapide, témoin de la célérité de l'adversaire, en gloussant « Dgeorges Dgeorges » informait les délinquants qui s'échappaient plus vite que leurs volutes, alors Georges surgissait dans le local enfumé  ....   pour sanctionner des innocents.

 

 

 

Pour animer la récré je montais sur un appui de fenêtre pour prononcer un discours en imitant le Général de Gaulle, rapidement un excellent public se massait et criait, quand les profs de surveillance approchaient je les prévenais qu'en cas d'interruption du discours la force de frappe française les pulvériserait . Le spectacle se terminait toujours de la même façon : j'étais emmené, soulevé jusqu'au bureau de la Direction tout en achevant le discours.

 

 

 

Le patron, excellent matheux, me sermonnait et  les choses finissaient par s'arranger. Dès que notre remarquable prof de math était absent notre boss matheux se faisait un plaisir de le remplacer et ainsi nous bénéficiions de deux enseignants de haute qualité.

 

 

 

J'étais heureux dans cette boite alternant solide formation et franche rigolade. Notre prof de latin nous initiait à la fois aux plaisirs de découvrir Virgile, Horace ou Tacite et de les comparer aux grands courants philosophiques, textes à l'appui.

 

 

 

Il avait néanmoins la marotte de faire chaque mardi une interro temps primitifs/grammaire juste avant la récré pendant laquelle certains pratiquaient, aussitôt, dans le cartable du magister, l'échange standard de leur copie par un corrigé.

 

 

 

Sic transit gloria scolae  (pages rose du « Larousse » ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

05/03/2015

Une histoire d'O

« Une histoire d’O »

 

Petit garçon je me trouvais dans la maison de mon grand-père Edouard, je lui apportais son courrier et je lus sur une enveloppe : Monsieur Oscar M …..

J’étais surpris et interrogeais mon grand-père.

Il me répondit que c’était le résultat d’un petit conflit familial :

Jadis, un Edouard avait été choisi comme parrain pour mon aïeul, mais Oscar voulait être le parrain à la place d’Edouard.

Le bébé venu au monde, Oscar se précipita à la Maison Communale (Mairie) pour déclarer la naissance d’un petit Oscar M…  C’est ainsi que mon grand-père se prénomma Oscar pour tous les documents officiels mais fut baptisé Edouard et appelé ainsi.

Une des sœurs de mon grand-père s’appelait Clémentine et son fils, filleul de mon aïeul, fut prénommé , sans problème, Edouard. Cet autre Edouard était très spirituel et devint professeur de Français. Petit, je buvais ses paroles et me régalais de ses  bons mots.

Edouard ( mon aïeul) , ses fils Ernest et Michel, leur voisin et ami José jouaient volontiers au jeu de cartes « anagrammes » et quand la carte portant la lettre O sortait cela suscitait les sourires surtout quand c’était « Oscar » qui la tirait !

10:40 Écrit par yog | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |