24/05/2015

Mirzah à la Police ?

Mirzah recrutée par la police ?

 

Nous débouchions du sentier du « Ruisseau jaune » sur une petite rue, une aimable dame policière regardait ma brave petite chienne.

Son regard était engageant, voulait-elle la recruter ?

J’imaginais alors les arguments : un basset passe où les bergers allemands ne passent pas ou pire,  recruter un basset pour les basses besognes.

Je voyais ma brave petite chienne reprenant le rôle de Ran Tan Plan (cf les albums de Lucky Luke par Morris, Ed Dupuis).

Mirzah, flattée, imaginait peut-être briser le monopole des hautains chiens policiers habituels .

Je lui dis que ce métier était dangereux et que son amabilité naturelle serait taxée de manque d’agressivité.

Elle répliqua : «moi, j’ai un flair aussi remarquable que celui de mes frères qui débusquent les sangliers sous les ronces ».

Finalement je lui assurais que je craignais surtout de la perdre victime d’une balle perdue, cet argument affectueux finit par la convaincre, elle renonça à cette vocation de « poulette » et nous reprîmes notre balade tandis que la voiture de police s’éloignait comme dans un film de David Lynch

 

Commentaire de l’oncle Sigmund :

Yog est un faux-jeton qui transfère ses fantasmes sur une innocente petite chienne !

 

 

 

09:14 Écrit par yog | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |

09/05/2015

Le cow-boy endormi

 

Lorsque nous emmenions notre premier fils  Marcel passer une soirée chez des amis nous prenions son cheval à bascule.

Nous l’avions acquis pour une bouchée de pain dans une salle de vente.

Agé de quelques mois, il s’y tenait facilement assis et pendant le bavardage des grands il effectuait méthodiquement ses oscillations. Suite à ces mouvements le « véhicule » se mouvait lentement dans la pièce.

Les conversations des adultes étaient calmes, elles berçaient  l’enfant qui s’assoupissait  progressivement  encouragé par le balancement de sa monture et aussi par l’heure tardive.

En le regardant si paisible les images de Western, genre cinématographique truffé de conventions qui plait à ma sensibilité de matheux, me revenaient. Qu’il s’agisse  des œuvres de John Ford ou d’autres cinéastes américains ou des bandes dessinées de Jerry Spring (Jijé), Lucky Luke (Morris) ou Blueberry (Giraud) et des musiques de films trottaient dans ma tête.

A la fin de la soirée nous devions reprendre le cow-boy endormi, affalé sur le col de sa monture et en tenant encore les rennes, nous lui soulevions doucement les mains pour l’extraire ensuite de son paisible destrier et le déposer précieusement dans son siège de voiture sans le réveiller.

 

Lorsque j’eus le bonheur de chevaucher avec des indiens Navaho  à Monument Valley, je revécus les westerns et eus une pensée attendrie pour le petit cheval à bascule qui après avoir été monté par mes autres enfants fait le plaisir de mes petits-enfants.

Nous n’avons, bien sûr, jamais oublié le précieux coursier chez nos hôtes.

01/05/2015

Déchainez-vous, enchênez-vous

 

Débat avec nos enfants : ils veulent « liquider » un vieux meuble en chêne de famille.

 

Il y a quelques dizaines d’années, la mode était au « jeune chêne » : les meubles étaient fabriqués en bois « massif » par des artisans ou en ateliers, on ne pouvait, question de goût, que leur reprocher leur manque de patine ancienne.

 

Maintenant c’est la ruée vers les « meubles en kit » d’une célèbre firme scandinave : appâtés par les prochaines petites boulettes du self-service du magasin, les imprudents se hâtent de charger leurs caisses dans leurs véhicules.

 

Ils ne perdent rien pour attendre, de retour à la maison le grand cirque commence : ouverture épique du colis, encombrement par les cartons d’emballage, recherche du mode d’emploi vicieusement  tapis entre deux feuillets de « bois » reconstitué…

 

Le précieux document enfin trouvé, il s’agit de le déchiffrer et surtout de comprendre l’agencement des pièces.

 

De simulation en pré-montage et démontage, les heures s’écoulent et l’énervement envahit les ébénistes amateurs sans compter la recherche de vis manquantes ou malicieusement réfugiées entre les coussins d’un fauteuil ou inaccessibles sous un un meuble ancien, réactionnaire et vindicatif.

 

Malgré tout la victoire peut revenir aux imprudents monteurs, d’autres se satisferont d’un meuble bancal ou oscillant faute d’une bonne fixation de la visserie dans des panneaux fragiles trop sollicités lors des montages et démontages.

 

Au départ le dernier vieux meuble en chêne claquait des glands, faisant un bruit de chaînes (propos empruntés au regretté Raymond Devos) , maintenant il savoure sa supériorité momentanée.

 

C’est compter sans l’inventivité de certains barbares iconoclastes ( là j’exagère en me laissant emporter par le côté obscur de la Force)… qui voudraient repeindre par exemple en blanc la caisse d’une horloge centenaire…

 

Plus tard, peut-être, leurs enfants la décaperont …

 

Finalement , qu’ils fassent selon leur bon plaisir, l’essentiel est qu’ils vivent heureux !