01/06/2015

Saucisse volante ?

 

 

Un peu d’ Histoire : comme je l’ai lu jadis, dans une « histoire de l’Oncle Paul » (Ed Dupuis), le pilote français Guynemer, comme d’autres, était chargé de détruire en vol les ballons d’observation ennemis appelés « saucisses volantes ».

Nous venons de connaître une autre histoire de saucisse volante :

La Gazelle s’apprêtait à déguster une saucisse posée dans son assiette, elle se leva pour prendre un plat et quand elle revint la saucisse s’était envolée. Le mystère fut de courte durée, sous la table Mirzah achevait de manger le butin du vol !

En fins limiers nous avons reconstitué le larcin : profitant de l’inattention de la Gazelle, Lech a balancé la saucisse sous la table, le recel par Mirzah fut de courte durée, elle dévora aussitôt le butin frustrant Lech de sa part.

Lech, voleuse volée, n’osa pas porter plainte.

Selon une de ses expressions, la Gazelle mangea par cœur.

Nous allons imaginer un système de protection contre les prédateurs « aériens » de saucisses désormais volantes.

 

PS : Mirzah repue dort dans mon fauteuil, sans le moindre remord, l’éducation de ce brave chien serait-elle ratée ou trop permissive ?

09/05/2015

Le cow-boy endormi

 

Lorsque nous emmenions notre premier fils  Marcel passer une soirée chez des amis nous prenions son cheval à bascule.

Nous l’avions acquis pour une bouchée de pain dans une salle de vente.

Agé de quelques mois, il s’y tenait facilement assis et pendant le bavardage des grands il effectuait méthodiquement ses oscillations. Suite à ces mouvements le « véhicule » se mouvait lentement dans la pièce.

Les conversations des adultes étaient calmes, elles berçaient  l’enfant qui s’assoupissait  progressivement  encouragé par le balancement de sa monture et aussi par l’heure tardive.

En le regardant si paisible les images de Western, genre cinématographique truffé de conventions qui plait à ma sensibilité de matheux, me revenaient. Qu’il s’agisse  des œuvres de John Ford ou d’autres cinéastes américains ou des bandes dessinées de Jerry Spring (Jijé), Lucky Luke (Morris) ou Blueberry (Giraud) et des musiques de films trottaient dans ma tête.

A la fin de la soirée nous devions reprendre le cow-boy endormi, affalé sur le col de sa monture et en tenant encore les rennes, nous lui soulevions doucement les mains pour l’extraire ensuite de son paisible destrier et le déposer précieusement dans son siège de voiture sans le réveiller.

 

Lorsque j’eus le bonheur de chevaucher avec des indiens Navaho  à Monument Valley, je revécus les westerns et eus une pensée attendrie pour le petit cheval à bascule qui après avoir été monté par mes autres enfants fait le plaisir de mes petits-enfants.

Nous n’avons, bien sûr, jamais oublié le précieux coursier chez nos hôtes.

01/05/2015

Déchainez-vous, enchênez-vous

 

Débat avec nos enfants : ils veulent « liquider » un vieux meuble en chêne de famille.

 

Il y a quelques dizaines d’années, la mode était au « jeune chêne » : les meubles étaient fabriqués en bois « massif » par des artisans ou en ateliers, on ne pouvait, question de goût, que leur reprocher leur manque de patine ancienne.

 

Maintenant c’est la ruée vers les « meubles en kit » d’une célèbre firme scandinave : appâtés par les prochaines petites boulettes du self-service du magasin, les imprudents se hâtent de charger leurs caisses dans leurs véhicules.

 

Ils ne perdent rien pour attendre, de retour à la maison le grand cirque commence : ouverture épique du colis, encombrement par les cartons d’emballage, recherche du mode d’emploi vicieusement  tapis entre deux feuillets de « bois » reconstitué…

 

Le précieux document enfin trouvé, il s’agit de le déchiffrer et surtout de comprendre l’agencement des pièces.

 

De simulation en pré-montage et démontage, les heures s’écoulent et l’énervement envahit les ébénistes amateurs sans compter la recherche de vis manquantes ou malicieusement réfugiées entre les coussins d’un fauteuil ou inaccessibles sous un un meuble ancien, réactionnaire et vindicatif.

 

Malgré tout la victoire peut revenir aux imprudents monteurs, d’autres se satisferont d’un meuble bancal ou oscillant faute d’une bonne fixation de la visserie dans des panneaux fragiles trop sollicités lors des montages et démontages.

 

Au départ le dernier vieux meuble en chêne claquait des glands, faisant un bruit de chaînes (propos empruntés au regretté Raymond Devos) , maintenant il savoure sa supériorité momentanée.

 

C’est compter sans l’inventivité de certains barbares iconoclastes ( là j’exagère en me laissant emporter par le côté obscur de la Force)… qui voudraient repeindre par exemple en blanc la caisse d’une horloge centenaire…

 

Plus tard, peut-être, leurs enfants la décaperont …

 

Finalement , qu’ils fassent selon leur bon plaisir, l’essentiel est qu’ils vivent heureux !

 

 

 

06/04/2015

Lisbonne 2

 

24/3/2015

 

Nous prenons le tram15 ( un modèle récent) Praça de Figueira qui mène à Belem dont nous admirons la fabuleuse tour qui défendait l’entrée du port  d’où partaient les caravelles et galions des découvreurs : Diaz, Vasco de Gama…

 

 

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du haut de la tour, vue sur le Tage

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Contre-plongée !

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Non loin de la tour se trouve le « Mosteiro dos Jeronimos », bâti dans le style manuélin

 

 

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Cela fait penser à « notre » gothique mais plus « décoré » (surtout les colonnes), le chœur est baroque avec beaucoup d’harmonie dans les caissons peints de la voute.

 

 

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Le cloître du mosteiro

 

 

 

 

 

 

 

On voit bien ici les colonnes, arcs sculptés

 

Tout près, dans le centre culturel de Belem nous visitons le musée d’art moderne :

 

2 Miro, 1 Picasso,  1 Bacon, le plus beau( ? ) : la rencontre (1936)par Jacques Herold

 

 

 

 

 

  Une vue sur l’estuaire du Tage, en route vers le Castello ( Tram 28)

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La Sé catédral (mélange de styles roman et gothique (très ouvragé + dôme)

 

 

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Le chœur baroque de la cathédrale

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Tout près de la cathédrale : l’église St Antoine bâtie là où ce saint serait né

 

Notre bistrot favori à la bière très agréable et bifada (sorte de hamburger à la viande de porc)

 

 

 

 

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Vue sur le Tage depuis le Castello (citadelle) qui domine la ville

 

 

 

 

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25/3/2015

 

Nous parcourons le fantastique musée Gulbekian riche de tableaux magnifiques dont la visite se termine par les bijoux et verreries de Lalique (dont la très séduisante « libellule »)

 

Parmi les merveilles exposées :splendides monnaies or et argent antiques, vases grecs et persans, fabuleux tapis persans en soie ,grand bas-relief assyrien, plats ouvragés, mosaïques, assiettes chinoises (sortes de bandes dessinées ?), manuscrits  européens enluminés, diptyques très fins (20x25 cm), Rubens : Hélène Fourment, Rembrandt :Athena casquée et le vieillard, riche mobilier ancien de tout beauté, deux Turner (dont « la Tempête »), le dégel de Monet, un Manet ( « le gamin aux cerises » à l’espièglerie bien rendue, on dirait qu’il rigole en voyant défiler les visiteurs, sculptures de Rodin dont la « Bénédiction », Arc en ciel de Milet, des Corot dont Venise…

 

Fantastique musée qui mériterait plusieurs jours de visite.

 

Le soir dernier tour en funiculaire conduit par le « best tram-driver in the world » que nous retrouvons au troquet près de l’hôtel, nous y buvons ginja (apéro aux cerises) et cognac. La sagesse nous ramène à l’hôtel alors que la guindaille allait s’amorcer.

 

En conclusion Lisbonne est une ville belle et agréable et ses habitants sont charmants.

 

26/3/2015 retour sur un avion portugais, partenaire de SN Brussels, Edouard nous y attendait et nous ramena chez nous, nous le remercions pour son aide si précieuse et efficace.

 

 

 

14:12 Écrit par yog dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lisbonne, belem, tage, gulbekian |  Facebook | |

19/03/2015

Schlagmulder son bistrot et son fouet

Le mythe « Schlagmulder »

 

Lorsque mes enfants n’étaient pas sages, je les menaçais d’appeler Schlagmulder    ( en criant Schlagmulder vient ici ! ) s’ils ne se calmaient pas et généralement cette crainte était suffisante.

Effectivement il devait s’agir d’un personnage redoutable et légendaire : ancien marin sur les derniers et fabuleux voiliers « fins comme des oiseaux », il tenait un bistrot à Anvers conforme à l’ambiance décrite par le grand Jacques Brel : «  Dans le port d’Amsterdam … » . Au-dessus de la cheminée était accroché un fouet impressionnant que l’ancien marin devait manier avec dextérité.

Il aurait été capable, comme certains conducteurs de diligences dans l’ Ouest américain, de couper en deux une cigarette au bec d’un fumeur ( cf « la diligence » aventure de Lucky Luke par Morris (Ed Dupuis et Dargaud)).

Même Indiana Jones , autre virtuose du fouet, l’aurait considéré avec le respect dû à un expert en la matière.

Quant à l’équipement du Père Fouettard, vis-à-vis celui de l’ancien matelot, il ferait figure de … jouet de Saint Nicolas.

Bref mon « ami » anversois inspirait une certaine crainte que l’on dit début de la sagesse.

Cela fonctionna jusqu’au jour où un de mes fils me suggéra subtilement et crânement d’appeler enfin ce fameux  justicier, alors le mythe se dégonfla.

11:37 Écrit par yog dans Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : marin, fouet, virtuose, bistrot |  Facebook | |

12/03/2015

Potaches et chahuts

 

 

 

 

 

Comme chacun, j'espère, je garde un délicieux souvenir de mes études secondaires où  rigueur et aimables chahuts alternaient.

 

 

 

Comme beaucoup je faisais partie de la classe la plus difficile de l'Athénée (Lycée) dès la sixième latine, du moins le croyions-nous. Voici le récit de certains nos exploits plus  gamineries que  méchanceté même si les potaches pratiquent un humour féroce et impitoyable.

 

 

 

Notre prof d'histoire accomplissait son service militaire et était remplacé par une malheureuse jeune femme que, lâchement, nous chahutions à mort et je me souviens d'avoir découvert les lois de la réflexion en observant l'impact d'une craie lancée sur sa pommette.

 

 

 

Las, le titulaire, affublé du surnom de Roger de la Porte, un célèbre catcheur, revint et en dix minutes, sous son regard de dur et les menaces de sanctions,  nous mata. Par la suite sa carrière à la télévision le rendit célèbre sans altérer son sens de la fête et de l'amitié.

 

 

 

Notre prof de français, le « petit cow-boy », était dès la sixième (maintenant première !) plus petit que certains d'entre nous, très autoritaire il nous drilla à choisir le terme propre, éviter les répétions.... bref à bien rédiger. Chaque quinzaine il nous imposait un devoir de phraséologie fort utile, l'entreprise était difficile jusqu'au jour où , en quatrième, Pampet trouva le manuel utilisé par le prof et ses corrigés.

 

 

 

A l'examen de latin le prof lisait son journal, derrière moi Pampet et Michel s'énervaient, l'un  m'étranglait tandis que l'autre me piquait le brouillon de ma version qui fit le tour de la classe, bons princes avant la fin de l'examen ils me restituèrent le précieux document.

 

 

 

Comme je prenais mes études au sérieux je réservais mes facéties aux séances « d'étude » où je devins l'ennemi des pions.

 

 

 

Mon ami Gérard était un morphale de cent kilos, avant la récré il mangeait en classe ses oranges apéritives de ses premières tartines, à midi il participait à la fois au repas « soupe/tartines » et au repas « complet », en reprenant son bus il s'enfilait quelque tarte au riz en passant devant chez moi et j'imagine que sa maman lui préparait un plantureux souper pour son retour.

 

 

 

 

 

 

 

En troisième un solide duo d'amuseurs, Albert et Jean-Louis, s'était constitué et au cours de français au premier banc ils sifflaient « la valse des canaris » en s'accompagnant des cliquetis de leurs gourmettes en guise de section rythmique.

 

Albert virtuose de l'accordéon, comme Giscard, a eu aussi une activité politique.

 

 

 

Mais l'évènement cette année-là était l'arrivée des filles , le cycle supérieur étant mixte pour les cours seulement puisque nos copines disposaient d'un espace récré distinct, séparé du nôtre par une implacable ligne blanche  qu'arpentaient les pions. Il va de soi que le jeu consistait alors à franchir la ligne sans être pris ne fusse que par sport.

 

 

 

 Un autre sport, toxique celui-là et hélas pratiqué partout, consistait à fumer aux toilettes, la répression était assurée par les profs surveillant la récré avec des zèles variables.

 

 

 

 Le spécialiste de la traque aux fumeurs , le grand Georges, arpentait ainsi mine de rien la cour puis  fondait à la vitesse d'un torpilleur sur les gogues pour y choper l'un ou l'autre imprudent. Face un adversaire aussi redoutable une riposte appropriée fut organisée: lorsque Georges patrouillait nous installions quelques cercles concentriques de guetteurs  autour de la fumerie et leur retour plus ou moins rapide, témoin de la célérité de l'adversaire, en gloussant « Dgeorges Dgeorges » informait les délinquants qui s'échappaient plus vite que leurs volutes, alors Georges surgissait dans le local enfumé  ....   pour sanctionner des innocents.

 

 

 

Pour animer la récré je montais sur un appui de fenêtre pour prononcer un discours en imitant le Général de Gaulle, rapidement un excellent public se massait et criait, quand les profs de surveillance approchaient je les prévenais qu'en cas d'interruption du discours la force de frappe française les pulvériserait . Le spectacle se terminait toujours de la même façon : j'étais emmené, soulevé jusqu'au bureau de la Direction tout en achevant le discours.

 

 

 

Le patron, excellent matheux, me sermonnait et  les choses finissaient par s'arranger. Dès que notre remarquable prof de math était absent notre boss matheux se faisait un plaisir de le remplacer et ainsi nous bénéficiions de deux enseignants de haute qualité.

 

 

 

J'étais heureux dans cette boite alternant solide formation et franche rigolade. Notre prof de latin nous initiait à la fois aux plaisirs de découvrir Virgile, Horace ou Tacite et de les comparer aux grands courants philosophiques, textes à l'appui.

 

 

 

Il avait néanmoins la marotte de faire chaque mardi une interro temps primitifs/grammaire juste avant la récré pendant laquelle certains pratiquaient, aussitôt, dans le cartable du magister, l'échange standard de leur copie par un corrigé.

 

 

 

Sic transit gloria scolae  (pages rose du « Larousse » ).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

25/02/2015

Une drôle de conduite !

 Sans les mains ?

                                            

J’attendais la Galle à Liège  quand j’ai vu arriver une voiture dont le chauffeur avait un comportement pour le moins inhabituel.

L’auto roulait tandis que son chauffeur téléphonait, tenant son GSM de la main gauche tandis qu’il parlait de la main droite pour illustrer son propos !

Je ne suis pas un policier qui aurait pu doublement verbaliser, mais je me suis posé quelques questions :

Cet automobiliste était-il Italien ?

Son véhicule était-il équipé d’un pilotage automatique de nouvelle génération ?

Irait-il loin sans provoquer d’accident en conduisant de la sorte ?

Je l’ai vu ainsi s’éloigner tranquillement, mentalement je lui ai souhaité bonne route.

Mon aversion pour cette civilisation « GSM », culture d’un instantané fugace et insaisissable, s’en est retrouvée renforcée.

Dans les années 90, les scientologues prédisaient que le siècle suivant serait celui de la communication, nous sommes servis !

 

16:31 Écrit par yog dans Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : gsm, conduire, parler, gesticuler |  Facebook | |