06/02/2015

Chronique culinaire: la cuisson

 

Les lois de la Physique en cuisine ou comment épargner de l’énergie.

 

 

 

Grâce à l’invention du feu nos ancêtres ont pu cuire les aliments. La cuisson consiste en un transfert de chaleur d’une source (le feu, la plaque chauffante .. ) vers l’aliment qui pourra ainsi être mieux conservé ou consommé .

 

Ce transfert peut être direct sur le grill ou presque pour la poêle .

 

Le transfert est favorisé par la différence de température entre le corps chaud (donneur) et le corps froid (aliment)

 

Dans le cas de la cuisson à l’eau pour une casserole normale la température maximale de l’eau à l’ébullition est généralement de l’ordre de 100 degrés.

 

Mais si l’on augmente la pression ( marmite de Papin dite casserole à pression) la température d’ébullition augmente et la durée de cuisson sera diminuée puisque le transfert de chaleur est ainsi facilité . Le simple fait de laisser le couvercle sur la casserole augmente légèrement la température d’ébullition de l’eau et favorise d’autant l’apport de chaleur.

 

Par contre en altitude la pression atmosphérique diminue et la température d’ébullition aussi.

 

29/01/2015

Gardes rouges et bus 25

                      

 

Dans notre ville des parcmètres ont été installés, des contrôleurs en veste rouge vérifient si les véhicules garés arborent leurs tickets, délivrés par les « mange-fric » selon l’expression du héros de BD Gaston Lagaffe. J’en ai recherché en vain une parade réalisable dans l’œuvre du regretté et génial André Franquin.

Plus impitoyables encore que « l’agent Lontarin », on les appelle les « gardes rouges ».

Cela me rappelle la période des gardes rouges en Chine et de leurs actions en faveur du « livre rouge » du Président Mao.

A cette époque, fin des années soixante, j’étais étudiant et, livre rouge en main, nous organisions des séances d’autocritique, entre nous, dans le train nous ramenant, à Liège, le dimanche soir. Chacun à son tour s’accusait d’un méfait, le plus hilarant possible et subissait alors les invectives, critiques, suscitées par son intervention dans un grand éclat de rire.

Ainsi échauffés , nous poursuivions nos (d)ébats dans le bus 25 .

Nous sollicitions alors la participation des passagers après quelques démonstrations.

Au contraire de nous, ils riaient souvent  jaune et certains prenaient les choses trop au sérieux alors qu’il s’agissait de farces de potaches.

Dommage collatéral, certains m’avaient surnommé « Mao » !

 

11:25 Écrit par yog | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |

19/01/2015

Chocolat bleu pâle

Chocolat bleu pâle

 

Cette expression ressurgit de mon enfance, il est chocolat (bleu pâle) signifiait : il est fichu.

Sur les terrains de football sévissait l’insulte « arbitre en chocolat » (malléable et forcement favorisant l’équipe adverse)

Hélas cette formule convient à de nombreuses marques de ce délicieux produit qui ont disparu ou ont été absorbées .

Au champ d’honneur citons : Martougin, Jacques qui nous proposait un fabuleux fourré-praliné et des chromos, Kwatta que je n’ai retrouvé que sous forme de pâte à tartiner, de Beukelaer dont seul le remarquable Léo survit sous la bannière Milka-Suchard, Meurisse avalé par Côte d’Or .Les grandes enseignes proposent aussi des produits à leur marque

J’ai, en déambulant dans les rayons, fait la courte liste des survivants : Nestlé, Suchard et Côte d’Or et en haut de gamme Galler ( la Rolls des chocolats en bâtons).

En tout haut de gamme nous trouvons les chocolats artisanaux élaborés par de véritables orfèvres .

Les biscuits ont connu la plupart un sort analogue, engloutis par Lu comme les Princes fourrés que Mirzah et moi adorons. 

Exeunt (disparus)Parein , Beukelaer… Seul le speculoos  « Lotus » tient bon.

En France les biscuits sont souvent appelés gâteaux et les pralines chocolats.

(sauf erreur ou omission car le chocolat est un aliment euphorisant)

14/01/2015

Tonton Marcel, le nom d'un chien

Tonton Marcel, nom d’un chien !

 

 

Cette année la soirée « Noël » se tenait chez mon fils aîné, Marcel.

Edouard, mon deuxième fils voulait offrir comme présent à ses enfants un jeune chiot qu’ils ne découvriraient que pendant l’échange des cadeaux.

L’adorable petite bête devrait entretemps rester hors de la vue de ses futurs petits maîtres, à leur insu Edouard me confia le petit animal blotti au fond d’une caisse en carton.

Nous l’avons ramenée chez nous où Mirzah l’accueillit affectueusement avec force coups de langue. Nous avons ainsi découvert cette charmante invitée qui adulte devrait ressembler à Milou, le chien de Tintin. La cohabitation se passa sans problème, même Lech accepta ce nouveau compagnon.

Le grand jour arriva, la nouvelle petite chienne fut logée dans la petite « cage » destinée au transport des chats et s’en accommoda, avant l’échange des présents elle resterait dans la voiture.

Le grand moment venu, je partis la prendre et remis le « colis » à Edouard qui en ouvrit la porte devant ses enfants surpris, ravis et fous de joie.

Plus rien ne comptait pour eux que de jouer avec cette délicieuse petite bête, derechef ils la nommèrent « Tonton Marcel ». Le petit chiot s’habitua très vite à l’assemblée ou chacun voulait la caresser.

La soirée se poursuivit par un excellent repas et le plaisir de voir la famille réunie.

La petite chienne officiellement s’appelle « Java » mais les petits continuent à la nommer « Tonton Marcel », elle grandit en beauté et gentillesse.

11/01/2015

Tuerie barbare à Charlie Hebdo

Barbarie à Charlie Hebdo

 

Ce crime inqualifiable  me rend physiquement malade !

Quand je pense au bonheur que j’ai connu pendant deux ans, de 1970 à 1972, en Algérie !

Le Directeur (proviseur) de mon lycée était un homme d’une rare culture, un humaniste qui en conseil de classe citait successivement un poète arabe puis un poète français ou l'inverse. Mes élèves ressemblaient à ceux que j’avais quittés en Belgique, amateurs de football comme moi, chaque lundi matin ils me communiquaient les résultats des matchs en championnat de Belgique, nous partagions aussi une sympathique complicité. Mes  confrères physiciens étaient français, égyptien et syrien, nous avons passé de bons moments ensemble.

L’Algérie m’a apporté plus que ce que je lui ai donné

Lors de mes voyages dans ce fabuleux pays, j’ai visité des mosquées en compagnie d’amis musulmans, tous nous nous y sommes recueillis chacun selon sa culture et partageant des espérances proches.

Certains dimanches , j’assistais à la messe du Père Esposito et ensuite musulmans, chrétiens et incroyants partageaient le repas en toute fraternité .

Les religions changent selon la géographie, les peuples et leur histoire, il convient d’y rechercher et  partager un héritage et des aspirations communes , d’aucuns appellent cela une forme d’Humanisme

 

26/12/2014

Ma première cellule

 

Rassurez-vous, je n’ai jamais connu l’incarcération au « gnouf »ni même la vie monastique, les premières cellules que j’ai connues, observées avec émerveillement, étaient celles d’un parenchyme d’oignon ( « pelure » mince et transparente qui entoure chacune des couches successives de ce légume).

 

Mon remarquable professeur de Biologie, «  le grand Léon », voulait que ses élèves observent par eux-mêmes, vérifient son propos. Nous nous succédions donc à l’oculaire du microscope, nous analysions des plantes, il pratiqua même des dissections en classe.  J’ai appris ainsi les rudiments de la Biologie pendant mes trois premières années d’humanités.

 

Je le retrouvai en Terminale pour étudier les lois de l’hérédité et des concepts plus poussés. Ses qualités de pédagogue ont contribué à ma formation de futur enseignant.

 

Par la suite à l’Université, étudiant la Physique, je ne connus plus de cours de Biologie mais mon intérêt demeurait et je profitais de la lecture de revues scientifiques généralistes pour lire des articles concernant cette science.

 

Au début de ma carrière je fus amené à enseigner la Biologie pour compléter ma charge de cours et je fus heureux de retrouver mes vieux cahiers pour construire mes leçons.

 

Pour compléter mes revenus de père de famille nombreuse je donnais quelques heures de cours dans d’autres établissements, c’est ainsi que je fus engagé dans un collège jésuite où le « boss » du labo était mon ami André (SJ) , biologiste . Il m’apprit ainsi que ses supérieurs demandaient aux futurs pères jésuites et professeurs de sciences de choisir la Biologie pour sa formation généraliste à l’Université.

 

Quand, suite à une fluctuation de la population du collège je fus remercié, je fus aussitôt engagé pour mes quelques heures supplémentaires aux Facs de Namur, pour donner des séances d’exercices de Math en candidatures Médecine puis Sciences Economiques

 

J’y vis la reconnaissance de mes anciens employeurs et sans doute  celle de l’amitié d’André.

 

18:23 Écrit par yog | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |

11/12/2014

Qui fait la police ?

 

Nous venons d’entendre au JT des conseils pour éviter les cambriolages.

 

Comme nous appliquons déjà les consignes de base, nous nous sommes posé la question de dispositions supplémentaires en observant  Mirzah et Lech plongées dans leurs siestes respectives.

 

Chats et chiens sont des animaux polyphasiques qui tout au long de la journée de 24 heures alternent veille et sommeil.

 

Je leur ai proposé  d’assurer la garde de nuit. Toutes deux sont équipées de mini émetteurs-récepteurs radio dont les conversations sont enregistrées. En cas d’extrême urgence Mirzah réveillera ses maîtres.

 

Le lendemain, impatient j’ai écouté le premier enregistrement :

 

Mirzah somnolait dans son fauteuil favori et Lech était de veille. Et soudain !

 

  • Mirzah à Lech : « Je viens d’entendre un bruit bizarre, sors par la chatière et vas te rendre compte. Over »

  • Lech à Mirzah : « Bien compris, j’y vais. Over »

  • Lech à Mirzah : « Ce n’était que le chat blanc qui te remet son bonsoir. Tu peux te recoucher, je rentre. Over »

  • Mirzah à Lech : « OK, ouvre l’oeil. Out »

 

Ce fut la seule intervention de cette nuit.

 

 La maison est donc bien gardée, merci les gentilles bêtes, vous n’aurez pas volé sieste et friandises.

 

Pour compléter leur formation, je vais leur apprendre à actionner les projecteurs.

 

Le brigadier Moustachon, ami de bébé Antoine ( la marionnette) , nous a félicité pour notre initiative. Il en fera rapport à sa hiérarchie.