11/02/2014

Chevaux de bois

Chevaux de bois

 

Quand, petit garçon, je racontais une histoire impossible ou faisais une proposition irréaliste à mon père, il me répliquait :  « raconte cela à un cheval de bois, il te donnera un coup de pied ! »

Et pourtant, enfant, j’ai connu de fabuleux chevaux de bois sur les manèges « galopants » des fêtes foraines.

Tout petit j’étais assis et me balançais sur un petit cheval basculant et plus tard mon aîné, Marcel, nous faisait son numéro de cow-boy endormi sur un engin similaire que nous avions acheté dans une salle de vente. Ce petit cheval, comme celui de Georges, était courageux, il fut monté par tous nos enfants et petits-enfants… et dans mon âme il hennit encore

Lors du combat de Saint Georges contre le dragon, à Mons, les « chichins », qui assistent Saint Georges, asticotent le monstre. Ils montent des « chevaux à bretelles » comme celui utilisé par le Capitaine Haddock pour ranimer la mémoire du Professeur Tournesol dans Objectif Lune (Hergé).

Ma mère appelait ces « montures » des « chevaux Godin ».

Toujours dans la BD, dans les albums d’aviation Buck Danny, la vie de Jean Mermoz, Hubinon dessine des chevaux de bois plus tragiques lors d’accidents d’avion à l’atterrissage.

Le plus célèbre cheval de bois est celui de Troie, il n’était pas destiné à la fête.

Enfin, quand le côté obscur de la Force m’envahit, je monte sur mes grands chevaux.

 

 

31/01/2014

Pusty hante nos nuits

Les activités  de Lech

 

 

Comme tous les chats  Lech est polyphasique : elle alterne périodes d’activité et de sommeil.

La nuit elle part se promener silencieusement, hormis le bruit de la chatière qui se referme, et revient mouillée par la pluie ou le pelage glacé par le froid. Elle saute alors sur le lit pour se faire caresser et accessoirement sécher ou réchauffer. Pour me remercier elle ronronne.

Parfois lassée des assiduités de son ami humain, elle saute du lit aussitôt coursée par Mirzah, qui ne dort que d’un œil, et réveille ses maîtres.

Elle attend alors notre endormissement pour entamer son exploration spéléologique : elle s’introduit dans le lit douillet pour me griffer les orteils, assurant ainsi l’animation de mes nuits.

Il lui arrive aussi de raviver mon passé didactique : dernièrement elle se trouvait sur petite table légère, elle bondit soudainement et je vis nettement le recul de la table comme le prévoit la théorie de la conservation de la quantité de mouvement (qui explique aussi le recul des canons après le tir) . Grâce à elle j’ai revécu un instant ma vie de professeur de Physique, ce chat serait-il capable de me rajeunir ?

 

 

19/01/2014

Les martinets

Martinets et Marchetti rivalisent d’acrobaties dans l’azur

 

Par beau temps, l’été, le ciel de notre ville est sillonné de voltigeurs.

A basse altitude les martinets, acrobates confirmés, nous émerveillent par leurs cabrioles : piqués, tonneaux, loopings, ressources téméraires aux ras des toits. Leurs évolutions sont empreintes de légèreté et de facilité. C’est un ravissement de les observer, fendant silencieusement l’air ils ponctuent leurs prestations de petits cris. Leur chorégraphie dans le ciel semble toute naturelle tandis qu’ils chassent les insectes volants.

Plus haut les Marchettis, avions d’entrainement et d’écolage tentent de les imiter. Les vrombissements des moteurs fort sollicités rappellent les bandes sonores des films retraçant la seconde guerre mondiale ce qui effraie encore certaines personnes.

Néanmoins ils réalisent avec panache les figures de l’acrobatie classique du looping à la « feuille morte ». Ils simulent aussi les combats aériens : « le combat de chiens ».

A d’autres moments ils volent en formation serrée, contrairement aux martinets qui préfèrent le « solo », ce qui me rappelle certains épisodes des aventures du pilote Buck Danny ( Ed Dupuis).

Beaucoup plus haut les jets des lignes commerciales, imperturbables, laissent leurs trainées de condensation.

Les martinets pour le moment nous ont quittés pour des cieux plus cléments, j’attends leur retour avec celui des beaux jours.

 

 

10:15 Écrit par yog dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : martinets, acrobaties, loopiings, vol |  Facebook | |

05/01/2014

Machines infernales: forbies et compagnie

 

Pendant que leurs parents visitent Rome, les petits sont chez nous.

Faute de pouvoir se promener en raison de la météo, ils vivent comme de petits américains :

La télévision leur diffuse des dessins animés, bruyants, criards et surtout mal dessinés en série par des ordinateurs, de véritables sessions d’abrutissement au son de voix nasillardes de faussets. Les images sont souvent laides et violentes. Sinon ils manipulent leurs DS, machines électroniques de jeux, ils ne sont actifs alors que par quelques doigts sur leur clavier, les bruits émis par ces petites machines sont désagréables et métalliques.

Heureusement nous arrivons parfois à les enlever à leur comportement d’addiction en les amenant, souvent à leur demande, à jouer avec les vieux jouets demeurés chez nous : petits soldats qu’ils font défiler et dinky toys. Tout doucement aussi ils commencent à aimer le dessin et la lecture de bandes dessinées.

Les tentatives de mise en service des jeux de société ont été vaines !

Pour compléter mon petit malheur ils ont apporté d’autres machines bien plus sournoises : les forbies. Sorte de mogwaïs ( cfr le film « gremlins ») ce sont des petites « poupées » destinées à favoriser l’endormissement et qui ne se taisent qu’après une période d’immobilité.

Les parents rentrés et enchantés de leur séjour, nous allions leur ramener les enfants. En premier échelon je rapportais à la voiture un premier sac de voyage contenant les forbies endormis. Chemin faisant, les mouvements de la marche réanimèrent les petits monstres qui se remirent à proférer leur tintamarre. Les passants étonnés et amusés me prenaient pour un ventriloque à l’entrainement ou un fou soliloquant !

Par la suite le retour s’est bien passé et nous avons ramené nos petits-enfants à leurs heureux parents dont les yeux reconnaissants pétillaient encore des merveilles romaines.

19/12/2013

Façon Didier Daurat

A la manière de Didier Daurat

Quand j’ai débarqué dans l’école où je passerai la plus grande partie de ma carrière de professeur de Physique j’étais, bien que presque débutant, très sûr de moi et conquérant comme l’aviateur Mermoz à son arrivée à Toulouse, siège de l’Aéropostale qui finit par devenir Air France. Cette compagnie était dirigée par Didier Daurat.

Comme l’illustre pilote j’ai connu un autre Didier Daurat : une directrice rigoureuse, exigeante qui avec l’Inspecteur m’amena à revoir ma manière de travailler.

Certes je gardai ma fantaisie et je trouvais toujours qu’un cours sans une séquence de rire était moins efficace. En plus je préparais désormais mes leçons de manière plus approfondie, plus organisée secondé en cela par l’utilisation de l’excellent manuel scolaire dont disposaient mes élèves. Il va de soi que je réalisais minutieusement les expériences qui concrétisaient ou précédaient l’exposé oral.

Ma directrice, célibataire, était entièrement dévouée à son établissement. Arrivée tôt, la première, elle quittait les lieux la dernière. Elle menait l’école d’une main très ferme et au fil du temps un respect réciproque s’épanouissait entre les professeurs et leur « boss ».En réunion sa formation classique lui fournissait des citations pertinentes ou acides, son humour était parfois dévastateur à l’encontre de quelque contrevenant.

Lorsque je sollicitais son feu vert pour une activité je lui exposais mon projet et je lui en remettais un résumé écrit. Généralement c’était accepté.

La comparaison avec Daurat est vraiment pertinente tous deux canalisaient l’exubérance des débutants pour en faire des professionnels efficaces sans casser, en définitive, leur enthousiasme. On critiquait parfois sa rigueur mais le résultat était là : l’école était réputée et sa patronne respectée.

 

13/12/2013

Un régime particulièrement efficace

 

 

Il y a quelques temps, je souffrais des articulations des genoux, les médecins me conseillèrent de maigrir de façon significative.

J’avais déjà essayé des régimes pour finir par reprendre du poids dès que je les abandonnais. Lors de ces régimes la faim me tenaillait.

Finalement j’optai pour une maîtrise de la consommation des sucres. Ce régime non seulement se révéla efficace mais j’étais rassasié !

Je vous le décris :

Petit déjeuner : quatre tranches de pain bio complet à la confiture ou au choco donc sucres lents du pain et sucres rapides tartinés (pratiquement les seuls glucides de la journée ) ensuite une pomme, une orange et une mandarine.

Midi : potage de légumes, très dense avec une seule pomme de terre, légumes, viande ou poisson, pomme, orange, mandarine

Soir : potage, fruits

Un verre de vin midi et soir

En cas de fringale : des pommes

 

Résultat des courses perte de dix kilos et disparition des problèmes articulaires !

Je continue, mon poids est stabilisé (même si de temps en temps je mange au restaurant) et je n’ai pas faim.

 

12:37 Écrit par yog dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : régime facile, perte de poids, faim |  Facebook | |

02/12/2013

Périlleuse balade au "Ruisseau jaune"

 

 

Accompagné de Gaïa et Débastien, je tiens Mirzah en laisse et nous partons promener. Nous dépassons le « Fossé » qui sépare la « Campagne » des champs pour suivre le sentier qui mène au Ruisseau Jaune.

Nous franchissons le pont qui enjambe le petit cours d’eau, le sentier alors est entouré de bouleaux et d’arbrisseaux, Débastien appelle cela « la forêt ». Après avoir parcouru une centaine de mètres j’aperçois un magnifique berger allemand qui se tient devant nous, à cinquante mètres, sans laisse. Je reconnais le magnifique animal qui habite une maison dont le jardin longe la fin du sentier. Quand je passe là avec ma chienne, il aboie rageusement et parait peu commode, heureusement une clôture en treillis nous sépare.

Ici il nous barre le chemin et, par précaution, je fais demi-tour avec les petits. Hélas le molosse nous rattrape bien vite, les petits sont inquiets. Je  m’adresse doucement à lui, les enfants sont collés à mes jambes. Par bonheur le gros cador n’est pas agressif et s’intéresse surtout à Mirzah. Il s’en approche et la petite chienne répond à ses avances en grondant.

Nous prenons lentement et calmement le chemin du retour, suivis par notre nouveau compagnon qui nous voyant quitter son domaine finit par se lasser et s’arrête.

Sagement nous finirons la promenade à la petite plaine de jeux, étape réclamée par les petits remis de leur vaine frayeur