21/11/2013

Variations fantaisistes sur les Tuniques Rouges

Des tuniques rouges chez nous ?

 

Des gardes rouges ou plutôt des tuniques rouges parcourent notre cité à l’affût de contrevenants au système de parking payant.

Pourquoi ne pas transformer leur présence dissuasive en un atout touristique ? C’est la suggestion de mon ami Florimont de Lionfontaine, québécois de passage dans notre ville à la recherche de ses ancêtres wallons : habillons-les à la façon de la Police Montée canadienne ! Florimont ne manque pas d’imagination, son lointain cousin par une tante canadienne, Pierre Dac, l’a marqué.

La documentation est à notre portée, il suffit de relire « les Daltons dans le blizzard » du regretté Morris paru aux éditions Dupuis. Dans cet ouvrage hilarant mais bien documenté, on constate que l’entrée d’un seul « Mountie » dans un saloon suffit à calmer une bande de bucherons balèzes donc tout profit pour une cité qui aspire à un calme de bon aloi.

Les « Tuniques Rouges » joueraient ainsi un triple rôle : leur job de contrôleurs, une action pacificatrice et par l’attrait de leur nouvel uniforme une attraction touristique indéniable. Pour compléter le tableau  certains assureraient leur fonction à cheval comme il sied à la Police Montée.

Leur présence attirerait les touristes et … ferait augmenter les recettes escomptées, cela permettrait l’achat de leurs tenues et l’entretien de leurs montures. En corollaire l’engagement de palefreniers créerait de l’emploi comme aussi la construction des écuries.

Les suggestions de Florimont ne s’arrêtent pas là, il ajoute un rodéo, une fête du marquage des jeunes bêtes et un festival de square danse. Il faut préciser que Madame de Lionfontaine est texane.

 

PS : Mon bonjour à Edouard, jardinier des fleurs musicolores et maître en surréalisme

09/11/2013

Séquence Bonheur

Séquence bonheur

 

La Gazelle me mitonne des boulettes façon « Madeleine », repas qui enchanta mon enfance au restaurant de mon école où officiait Madeleine ( concierge et autoritaire cheffe de la cuisine). Elles seront délicieusement conformes à mes souvenirs.

Du coup je renonce, ce midi, à mon whisky habituel pour prendre un pastis comme apéro et mes pensées vont alors vers Mr Ricard celui qui a réappris aux Français le goût de l’eau  qui maintenant se répand en Europe. Goût salutaire surtout si l’on utilise de l’eau ferrugineuse comme le conseillait le regretté Bourvil.

Le goût pour les boissons anisées a induit des dichotomies : si en Belgique on se partage surtout entre le Standard et Anderlecht, d’autres doivent choisir entre Ricard et Pernod et …. choisir c’est renoncer !

Les choix sont parfois cornéliens comme le Capitaine Haddock (dans le « crabe aux pinces d’or »,je pense) sommé par l’infâme Allan de choisir entre dormir avec la barbe en dessous ou au-dessus des couvertures. J’invite les lectrices et lecteurs à vérifier cet exemple dans l’œuvre d’Hergé.

Allons trêve de divagations existentielles et comme disent mes fils « blanchissons le jaune » !

J’invite les distributeurs des boissons citées à m’adresser des bons d’achat pour la publicité que je leur ai faite.

Anisément vôtre,

Yog,

27/10/2013

Le coup de l'épervier

Lech fait le coup de l’épervier

 

Lech vient prendre ses caresses sur notre lit et ses ondes positives favorisent notre endormissement. Quand elle en est lassée elle nous quitte pour prendre de l’altitude, elle aime élever le débat.

Dans la quasi obscurité elle bondit en haut du vieux secrétaire de mes grands-parents puis de là saute au sommet de la garde-robe où paressent nos valises en l’attente d’un prochain voyage. L’acuité de sa vision nocturne lui permet une grande précision dans ses bonds.

Elle s’installe là-haut pour une durée qui varie selon son humeur, puis subitement elle nous fait le coup de l’épervier en fondant sur notre couche. Elle approche alors sa tête se faire caresser les joues et le cou.

Pourquoi parler alors du coup de l’épervier, en voici la raison : un collègue, prof de gym lors d’un moment festif s’était vanté de réaliser chez lui le même saut que Lech, il nommait ce plongeon « le coup de l’épervier ».

Résultat des courses, notre ami fut rebaptisé  « l’Epervier » et plus de vingt ans plus tard Lech nous ravive ce souvenir

 

P1010919.JPG

                                        .

Lech se concentre pour le coup de l’épervier

 

21/10/2013

Mirzah drible Lafontaine

Mirzah et le bocal du pâté

 

Notre fils Marcel au retour de ses agréables vacances familiales en Corse nous a rapporté un joli colis contenant des produits de l’Ile de Beauté : de l’excellent vin et des spécialités locales comme quelques bocaux de pâté.

Dernièrement nous en avons dégusté un au petit déjeuner, c’était un régal sur le bon pain !

Aussi mal intentionnés que la Cigogne vindicative de la fable de Lafontaine nous nous apprêtions alors à rire des tourments de notre brave petite chienne cherchant à déguster les restes du pâté collés à la paroi du pot.

Mirzah se saisit d’abord du petit récipient pour le transporter à l’écart en le tenant par les dents, tâche rendue difficile par la forme cylindrique de l’objet.

Ensuite elle immobilisa le bocal entre ses pattes et dégusta son festin en quelques coups habiles de sa longue langue. Fière d’avoir déjoué la perfidie de ses maîtres elle leur rapporta le bocal propre.

Mirzah serait donc plus subtile que le renard ?

Son amie Laly lui a-t-elle raconté la fable ?

Le mystère reste entier.

14/10/2013

Triste avenir ?

 

 

Quand je pense à l’avenir de mes petits-enfants la peur m’envahit.

 

Le réchauffement climatique progresse inexorablement, les calottes glaciaires des pôles continuent de fondre, le niveau des mers s’élève….

 

Et pourtant d’aucuns s’acharnent contre les énergies renouvelables comme l’éolien, le photovoltaïque ou se moquent de la raréfaction des énergies fossiles. Comme  disent les marxistes, ils vendraient la corde qui servirait à les pendre.

 

Je n’ose imaginer les guerres atroces et acharnées pour les dernières gouttes de pétrole.

 

Pour les chimistes,  les molécules d’hydrocarbures sont tellement utiles et trop belles pour être bêtement brûlées.

 

Il n’est jamais trop tard pour bien faire, ainsi la probabilité d’une guerre nucléaire a fini par décroître pour un jour, j’espère, disparaître.

 

Agissons infatigablement  et de plus en plus pour convaincre les décideurs économiques et politiques et n’oublions pas que la première action indispensable consiste tout simplement lutter contre tous les gaspillages d’énergie.

 

26/09/2013

La révolte du laser

 

 

Après un « bal de l’école » qui  avait rapporté quelque argent, j’ai demandé et obtenu l’achat d’un laser pour le labo, auprès de la Direction.

J’avais jadis utilisé, en 1968, un tel engin à l’Université qui permettait de réussir à coup sûr les expériences d’optique ondulatoire (interférences et diffraction) et maintenant je pourrais les réaliser devant mes élèves, j’étais ravi.

L’appareil tint ses promesses et je me souviens par exemple de la figure de diffraction, obtenue avec un dispositif simple, d’un poil de ma barbe !

Plus sérieusement grâce au matériel procuré par le Centre technique de l’Etat on pouvait déterminer la longueur d’onde du rayonnement  du laser ou obtenir de belles figures de diffraction sans une occultation complète du local.

Plus tard mon collègue et ami Jacques Keil qui s’occupait de l’Agrégation en Physique au Facultés de Namur, m’offrit un cliché holographique d’une jolie statuette : il suffisait alors d’éclairer la plaque par le faisceau du laser rendu divergent par un jeu de lentilles pour observer l’image de la statuette en trois dimensions au point de pouvoir « en faire le tour ».

Chaque année je montrais cette expérience dont le montage prenait pas mal de temps.

Un jour en la préparant je reçus un véritable coup de poing dans l’œil asséné par le laser ! Heureusement le faisceau était déjà dispersé et je récupérai facilement.

Cela étant mon splendide laser s’était révolté !

Cela me rendit encore plus prudent !

08/09/2013

Un taureau drôle de zèbre

Un taureau drôle de zèbre !

 

Le regretté Raymond Devos nous avait conté ses déboires au volant de sa « deux bœufs » : au feu vert, elle broutait et fonçait au rouge comme il sied à tout vaillant bovin.

Mon ami José Jimenez, éleveur de « toros » de combat quant à lui se lamente à propos de Clopin son prochain « poulain » pour la corrida.

Le pauvre animal est daltonien : il charge le vert et broute le rouge.

Pour l’alimenter José projette de la lumière rouge sur son foin pour qu’il accepte de le consommer mais en pâture c’est le drame : où trouver de l’herbe rouge si ce n’est en littérature auprès de Boris Vian ? Clopin passe donc ses journées dans un enclos en terre battue, ceinturée de palissades pour qu’il n’aperçoive pas la moindre parcelle de verdure,  ce qui le met de fâcheuse humeur, seul aspect positif pour son entrainement au combat.

 Le personnel de l’hacienda doit changer de tenue pour soigner les bovins, les « lads » sont désormais vêtus d’un gris morne barré de jaune, ils préparent une revendication salariale. José en voit donc de toutes les couleurs !

Depuis un mois José harcèle en vain la Fédération de tauromachie pour que par exception les toreros utilisent des muletas vertes pour affronter son animal.

Hélas la conservatrice chambre professionnelle des toreros refuse elle aussi sauf si José lui verse un dédommagement colossal ! On ne se moque pas d’une tradition séculaire !

Seule l’association des opposants à la corrida se réjouit et se propose même pour racheter le taureau handicapé, lui sauvant ainsi la vie, mais à quel prix assureront-ils sa survie ?

Quel conseil donneriez-vous à José ?