01/05/2015

Déchainez-vous, enchênez-vous

 

Débat avec nos enfants : ils veulent « liquider » un vieux meuble en chêne de famille.

 

Il y a quelques dizaines d’années, la mode était au « jeune chêne » : les meubles étaient fabriqués en bois « massif » par des artisans ou en ateliers, on ne pouvait, question de goût, que leur reprocher leur manque de patine ancienne.

 

Maintenant c’est la ruée vers les « meubles en kit » d’une célèbre firme scandinave : appâtés par les prochaines petites boulettes du self-service du magasin, les imprudents se hâtent de charger leurs caisses dans leurs véhicules.

 

Ils ne perdent rien pour attendre, de retour à la maison le grand cirque commence : ouverture épique du colis, encombrement par les cartons d’emballage, recherche du mode d’emploi vicieusement  tapis entre deux feuillets de « bois » reconstitué…

 

Le précieux document enfin trouvé, il s’agit de le déchiffrer et surtout de comprendre l’agencement des pièces.

 

De simulation en pré-montage et démontage, les heures s’écoulent et l’énervement envahit les ébénistes amateurs sans compter la recherche de vis manquantes ou malicieusement réfugiées entre les coussins d’un fauteuil ou inaccessibles sous un un meuble ancien, réactionnaire et vindicatif.

 

Malgré tout la victoire peut revenir aux imprudents monteurs, d’autres se satisferont d’un meuble bancal ou oscillant faute d’une bonne fixation de la visserie dans des panneaux fragiles trop sollicités lors des montages et démontages.

 

Au départ le dernier vieux meuble en chêne claquait des glands, faisant un bruit de chaînes (propos empruntés au regretté Raymond Devos) , maintenant il savoure sa supériorité momentanée.

 

C’est compter sans l’inventivité de certains barbares iconoclastes ( là j’exagère en me laissant emporter par le côté obscur de la Force)… qui voudraient repeindre par exemple en blanc la caisse d’une horloge centenaire…

 

Plus tard, peut-être, leurs enfants la décaperont …

 

Finalement , qu’ils fassent selon leur bon plaisir, l’essentiel est qu’ils vivent heureux !

 

 

 

10/01/2013

Psychomotricité chez les chats

Mirzah, Pusty et la psychomotricité

 

 

Lors d’une brocante, la gazelle a acheté un ensemble de psychomotricité pour nos bêtes.

 

Au niveau du plancher, un petit réseau de « galeries » pourvu de plusieurs sorties simule un terrier : Pusty l’a expérimenté et s’en est rapidement lassée, Mirzah , dont les frères sont chiens de chasse, aurait voulu s’y faufiler hélas sa carrure le lui interdit.

 

Au dessus se dresse un cylindre recouvert de corde pour permettre aux chats

d’exercer leurs griffes, Pusty leur préfère les pieds de chaise ou le bas des meubles : seul le chêne est digne de ses griffes.

 

Au sommet du cylindre, une balle de tennis était suspendue à une ficelle, nos deux compères eurent vite fait de l’arracher et de jouer entre-elles à la baballe.

 

Comme des enfants nous lançons la balle, l’animal la poursuit, s’en saisit puis veut freiner sur un parquet recouvert de tapis : la bête freine, s’accroche mais comme elle a communiqué son impulsion au tapis l’ensemble glisse et la carpette se transforme en accordéon. Je me demande si cela ne suffirait pas à faire décoller un tapis volant !

 

Résultat je passe mon temps à remettre les tapis en place et suis le seul à profiter ainsi des exercices de psychomotricité !